mercredi 14 mars 2012

Ballet de l'Opéra, quand "aller vers l'avenir" se dit "Tourner en rond"

Brigitte Lefèvre, avant-dernière étape. La saison prochaine du Ballet de l’Opéra de Paris n’a pas à nous offrir de grands événements comme ce qu’ont pu être lors des deux précédentes la venue du Bolchoi (quoi que j’en ai pensé) et la création de La source de Jean-Guillaume Bart. Mais je pense, malgré tout, que je ne m’ennuierai pas trop, du moins en première partie de saison.

lundi 12 mars 2012

L'Opéra de Paris en 2012/2013, cheap et cher

Ce message, c'est un peu de la fiction : comme si on pouvait commenter la saison lyrique de l'Opéra de Paris du point de vue artistique, comme si ça m'intéressait vraiment encore, comme si l'Opéra comptait encore dans l'organisation de mon temps. Dans ces conditions, que ceux que ça intéresse suivent le guide...

NB : ce message ne parle que de la programmation. Il y a bien sûr de quoi dire, et combien, sur la nouvelle augmentation, masquée mais massive, du prix des places : la suite, donc, au prochain épisode.

vendredi 9 mars 2012

Mais qu'a-t-il de plus que nous ? Eloge du Royal Opera

Le temps passe, le temps passe... Bientôt, j'aurai l'occasion de vous parler comme chaque année des nouvelles saisons de quelques institutions culturelles choisies ; pour le moment, parlons un peu d'une d'entre elles, qui me tient de plus en plus à cœur : j'ai nommé le rendez-vous de la haute finance, le paradis des traders, la danseuse des marchés - le Royal Opera, donc, y compris le divin Royal Ballet dont je parlerai un peu plus bas.

Royal Opera House

mardi 21 février 2012

Baroque à tous les étages

Il n'est pas vraiment encore tout à fait entièrement là dehors à votre fenêtre, mais il approche : le printemps, Mesdames et Messieurs. Le printemps, mais pas n'importe quel printemps : un printemps baroque, Mesdames et Messieurs. À Paris et ailleurs, le baroque sera LA grande tendance de la saison en France, Paris, Province, Nord et Sud, Est et Ouest.
Oui, quand on n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent, on compense et on regarde vers l'AVENIR (forcément radieux, surtout après le 6 mai).

Costume de Bellone pour une reprise des Indes Galantes

lundi 13 février 2012

Tirez sur l'intendant !

Ouh, le vilain mot ! Consonance française, mais hérédité allemande : Der Intendant, c'est en quelque sorte le mal incarné. Vous me direz que non, le mal incarné - à l'échelle du monde lyrique -, c'est le metteur en scène. Mais le monde évolue : au-dessus du metteur en scène, une nouvelle couche de malignité a sédimenté ces dernières années : le directeur d'opéra, qui ne se contente plus de consoler les divas au bord de la crise de nerf et d'enregistrer les pertes financières, mais se veut auteur de ses saisons : pas un artiste, certes, mais bien plus qu'un simple échelon administratif, quelqu'un qui fait des choix fondamentaux.

Sir Peter Jonas (à droite) avec Hans Werner Henze

lundi 6 février 2012

Benjamin Lazar : plus vide, plus niais, plus plat

L’extrême droite culturelle ? En France, elle est déjà au pouvoir, et depuis plusieurs années : c’est un peu le cas à l’Opéra de Paris, mais ce n’est nulle part aussi cohérent, aussi assumé, aussi agressif aussi qu’à l’Opéra-Comique. Et si le spectacle d’ouverture de la saison (mini-saison, maxi-subventions*…), Amadis de Jean-Chrétien Bach, restait à peu près digne tout en penchant du mauvais côté, L’Egisto de Cavalli pondu ces jours-ci par quelques-uns des artistes favoris de la direction de la maison est un véritable manifeste.

Quoi ! vous avez le front de trouver cela beau ? (photo P. Grosbois)


samedi 28 janvier 2012

La Chauve-souris : ça vous fait rire ?

Moi, oui, ça me fait rire. Pas La Chauve-souris, l'opérette de Johann Strauss, en elle-même : les histoires d'adultère bourgeois, c'est très bien pour Au théâtre ce soir, mais s'il vous plaît, je crois que ça suffit comme ça. Non, ce qui m'a fait bien rire, et une bonne partie du public aussi, c'est la version qu'en a proposé le jeune metteur en scène Thorleifur Örn Arnarsson, au nom aussi doux que celui des volcans de son pays natal, dans mon bien-aimé théâtre d'Augsbourg (représentations jusqu'au 18 avril - 45 minutes de train depuis Munich...).


Sally du Randt, Jan Friedrich Eggers (photo A. T. Schaefer)

jeudi 26 janvier 2012

Le diable à quatre - ou pourquoi la Cité de la Musique est la meilleure salle de concerts du monde (au moins)

Excusez-moi, il me faut au moins 48 heures pour m'en remettre. Oui, le mois de janvier est sacré de toute éternité, parce que c'est le mois de la biennale du quatuor à cordes (de toute éternité depuis 2008, en fait, puisque les deux premières étaient en novembre) (les étymologistes antiquisants me diront que c'est le mois de Janus, parce que vulgarité et ridicule d'un côté (Manon à l'Opéra), intelligence et distinction d'autre part (non non, je ne suis pas en train de lire Tristram Shandy, je fais juste des parenthèses dans les parenthèses pour le plaisir)).

Mes héros. Surtout Tabea Zimmermann, mais les autres aussi (photo Marco Borggreve)


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