Figurez-vous que je suis content. Content, bien sûr, parce que l'incertitude concernant l'avenir de l'Opéra de Paris est désormais levée. Content parce que Nicolas Joel, à cette occasion, a trouvé le moyen de se ridiculiser une fois de plus. Mais aussi, surtout, content parce que son vainqueur est Stéphane Lissner.
(je devais mettre en ligne un article de plus sur Kurtag, du côté des disques et des livres : ce sera pour très bientôt, l'actualité reprend ses droits !)
lundi 8 octobre 2012
samedi 6 octobre 2012
Kurtág ! (je suis un monstre)
C'est une belle histoire, et comme toutes les belles histoires, elle n'a aucun intérêt : je vous avais annoncé que le cycle Kurtág de la Cité de la Musique serait un grand moment ; ô suprise, il l'a été, sans aucun doute. Je me permets de le dire même si je n'ai pu assister qu'à une petite partie de l'ensemble - le concert du quatuor Keller, celui des époux Kurtág et la journée de master-class. Et, même si ça intéressera cent fois moins le lectorat des blogs musicaux que si j'avais dit du bien ou du mal, intelligemment ou bêtement, d'un quelconque spectacle de l'Opéra de Paris, je vais en parler un peu en détail.
vendredi 28 septembre 2012
Marthaler !
Oui, Marthaler : les amateurs d’opéra poussiéreux vont
croire qu’on les provoque (ils sont faciles à provoquer) ; mais le monde
tourne encore en dehors des sphères lyriques. Christoph Marthaler, encore
heureux, n’est pas absent de Paris depuis que Gerard Mortier a quitté les rênes
de l’Opéra, de même qu’il y avait droit de cité avant 2004. On avait pu voir, l’an
dernier, sa fantaisie polaire +/- 0 ;
cette fois-ci, c’est à un spectacle plus classique, plus immédiatement
abordable, que le Festival d’automne – institution indispensable ! –
propose au public parisien qui ne se fait d’ailleurs pas prier (salles pleines,
ovations, et tout le tintouin).
![]() |
| Et qui fait les changements de décors ? |
lundi 17 septembre 2012
Et la danse ?
Tout à la question de la succession de Nicolas Joel, j’ai oublié dans le message précédent d’en profiter pour parler d’une autre succession pendante à l’Opéra de Paris, celle de Brigitte Lefèvre, qui prendra une retraite certainement méritée, mais surtout très attendue, en 2014.
| Incompris du public car massacré par les danseurs : Rain de Keersmaeker, révélateur d'une troupe malade |
samedi 8 septembre 2012
Rendez-moi l'Opéra !
On m'a volé l'Opéra de Paris. L'Opéra, c'est, ou c'était, un peu ma seconde maison : il m'est arrivé, il y a quelques années, d'y voir cinquante représentations en une saison, ballets comme opéras, quand j'étais parisien. C'est dire qu'il ne m'est pas agréable d'en dire du mal, et que je tente, avec un succès variable selon les moments, de bien faire la distinction entre l'évolution récente de la maison, que j'abhorre, et l'institution elle-même, qui transcende les époques et les hommes et que j'aime toujours autant (c'est un peu la même chose pour le festival de Salzbourg, pour ceux qui n'auraient pas compris).
lundi 3 septembre 2012
Salzbourg 2012 (5) - Bonheurs de concerts
Je ne vais pas vous faire perdre votre temps : des beaux moments, des concerts de haut niveau, il y en a eu, bien sûr, et il y en a eu beaucoup. Non, les petites notes ci-dessous prendraient une ampleur incontrôlable si je devais faire la liste de tous les bons interprètes, de tout ce qui m'a plu, malgré l'orientation politique et artistique de la direction. Je vais donc me limiter au sublime, qui est après tout ce qui justifie vraiment qu'on fasse le voyage - en dehors de la beauté de la ville et de l'excellence de l'offre gastronomique autrichienne, qui ont leur importance aussi, mais ce n'est pas le propos.
Mais au fond, de quoi ça parle ?
Admirations,
Contemporain,
musique classique,
musique de chambre,
piano,
Salzbourg
mercredi 29 août 2012
Salzbourg 2012 (4) - Les concerts, vue d'ensemble
Ceux qui me lisent régulièrement le savent bien : pour moi, Salzbourg, ce n'est pas que l'opéra, c'est aussi, et avant tout, les concerts. J'ai vu pour cette année une bonne vingtaine de concerts, certains très prestigieux, d'autres pas du tout, certains très pleins, d'autres beaucoup moins ; je ne vais pas, évidemment, écrire trois pages sur chacun d'eux, mais je vais vous en parler en deux parties : la première plus institutionnelle, concernant la programmation et la manière dont j'ai pu en vivre la réalisation (message très critique, comme vous verrez), la seconde plus personnelle, où j'ai pris le parti héroïque de ne parler que des moments exceptionnels que m'a offert cette année, malgré sa direction, le festival.
Mais au fond, de quoi ça parle ?
Festivals,
musique classique,
musique de chambre,
Musique symphonique,
Salzbourg
mercredi 22 août 2012
Salzbourg 2012 (3) - Les Soldats, retour sur une oeuvre maudite et sanctifiée
Victoire par K.O. : on savait bien que cette nouvelle
production de l’opéra unique et monumental de Bernd Alois Zimmermann Les soldats avait tout pour être l’événement
(et pour servir de cache-misère culturel à une programmation par ailleurs très
commerciale) ; par chance, le pari est réussi, pleinement, et le triomphe
public lors de la générale et lors de la première ont toutes les chances d’êtres
suivies par un triomphe critique.
Car oui, ayant en poche une place pour la première, j’ai
pris la peine d’aller mendier devant la salle une place pour la générale, me
disant qu’il ne pouvait pas être inutile de voir deux fois un pareil monument,
que l’écoute aveugle ne m’avait jusqu’alors guère révélé.
![]() |
| Malheureusement, comme souvent, aucune photo correcte pour donner une vue d'ensemble... (Photo Ruth Walz) |
Inscription à :
Articles (Atom)

