lundi 17 septembre 2012

Et la danse ?

Tout à la question de la succession de Nicolas Joel, j’ai oublié dans le message précédent d’en profiter pour parler d’une autre succession pendante à l’Opéra de Paris, celle de Brigitte Lefèvre, qui prendra une retraite certainement méritée, mais surtout très attendue, en 2014.
Incompris du public car massacré par les danseurs : Rain de Keersmaeker, révélateur d'une troupe malade

samedi 8 septembre 2012

Rendez-moi l'Opéra !

On m'a volé l'Opéra de Paris. L'Opéra, c'est, ou c'était, un peu ma seconde maison : il m'est arrivé, il y a quelques années, d'y voir cinquante représentations en une saison, ballets comme opéras, quand j'étais parisien. C'est dire qu'il ne m'est pas agréable d'en dire du mal, et que je tente, avec un succès variable selon les moments, de bien faire la distinction entre l'évolution récente de la maison, que j'abhorre, et l'institution elle-même, qui transcende les époques et les hommes et que j'aime toujours autant (c'est un peu la même chose pour le festival de Salzbourg, pour ceux qui n'auraient pas compris).

lundi 3 septembre 2012

Salzbourg 2012 (5) - Bonheurs de concerts

Je ne vais pas vous faire perdre votre temps : des beaux moments, des concerts de haut niveau, il y en a eu, bien sûr, et il y en a eu beaucoup. Non, les petites notes ci-dessous prendraient une ampleur incontrôlable si je devais faire la liste de tous les bons interprètes, de tout ce qui m'a plu, malgré l'orientation politique et artistique de la direction. Je vais donc me limiter au sublime, qui est après tout ce qui justifie vraiment qu'on fasse le voyage - en dehors de la beauté de la ville et de l'excellence de l'offre gastronomique autrichienne, qui ont leur importance aussi, mais ce n'est pas le propos.

mercredi 29 août 2012

Salzbourg 2012 (4) - Les concerts, vue d'ensemble

Ceux qui me lisent régulièrement le savent bien : pour moi, Salzbourg, ce n'est pas que l'opéra, c'est aussi, et avant tout, les concerts. J'ai vu pour cette année une bonne vingtaine de concerts, certains très prestigieux, d'autres pas du tout, certains très pleins, d'autres beaucoup moins ; je ne vais pas, évidemment, écrire trois pages sur chacun d'eux, mais je vais vous en parler en deux parties : la première plus institutionnelle, concernant la programmation et la manière dont j'ai pu en vivre la réalisation (message très critique, comme vous verrez), la seconde plus personnelle, où j'ai pris le parti héroïque de ne parler que des moments exceptionnels que m'a offert cette année, malgré sa direction, le festival.

mercredi 22 août 2012

Salzbourg 2012 (3) - Les Soldats, retour sur une oeuvre maudite et sanctifiée


Victoire par K.O. : on savait bien que cette nouvelle production de l’opéra unique et monumental de Bernd Alois Zimmermann Les soldats avait tout pour être l’événement (et pour servir de cache-misère culturel à une programmation par ailleurs très commerciale) ; par chance, le pari est réussi, pleinement, et le triomphe public lors de la générale et lors de la première ont toutes les chances d’êtres suivies par un triomphe critique.
Car oui, ayant en poche une place pour la première, j’ai pris la peine d’aller mendier devant la salle une place pour la générale, me disant qu’il ne pouvait pas être inutile de voir deux fois un pareil monument, que l’écoute aveugle ne m’avait jusqu’alors guère révélé.

Malheureusement, comme souvent, aucune photo correcte pour donner une vue d'ensemble... (Photo Ruth Walz)

lundi 13 août 2012

Salzbourg 2012 (2) - La Flûte enchantée, Harnoncourt et les autres


Si Ariane à Naxos aura été une cruelle déception, La flûte enchantée du Festival de Salzbourg aura été, dans l’ensemble, plutôt une bonne surprise – je n’en attendais, je l’avoue, pas grand-chose – j’avais, d’ailleurs tout comme pour Ariane, eu la prudence de me munir d’une place debout.


vendredi 10 août 2012

Salzbourg 2012 (1) - Ariane à Naxos, version originale modifiée


Salzbourg a beau ne pas être pour moi un festival lyrique avant tout, on y voit tout de même par ci par là un peu d’opéra. Je n’ai eu aucun mal à résister à La Bohème vendue pour Madame Netrebko ; mais j’ai tout de même cédé à quelques spectacles non dépourvus d’intérêt, au moins sur le papier.
Comme beaucoup de mélomanes, j’ai été vivement attiré par l’annonce d’une Ariane à Naxos de Strauss dans sa version originale, celle de 1912, appuyée sur Le Bourgeois gentilhomme de Molière et privée du magnifique prologue qui est sans doute ce que j’aime le mieux de tout l’œuvre de Strauss.

mercredi 1 août 2012

Aix-en-Provence, terre inconnue

Le hasard a fait que, pour la première fois, mes pas m’ont porté en ce mois de juillet au Festival d’Aix-en-Provence, Festival International d’Art Lyrique où je me suis naturellement employé à ne pas voir que de l’opéra, loin de là. J’en ai d’ailleurs profité pour faire quelques critiques pour Resmusica, je vous les indique au passage (à propos, je n'ai pas mentionné ici que j'avais fait une critique complète des 4 volets du Ring de Munich [Nagano/Kriegenburg, avec l'éblouissante Nina Stemme : vous trouverez les 4 critiques sur ma page Resmusica).
Je ne peux m'empêcher de mentionner, même si tout le monde s'en moque très légitimement, à quel point c'est une aventure pour moi, septentrional de cœur et de raison, de partir en expédition pour ces terres lointaines et inconnues qu'est le sud de ce pays. Bref, il y a peu de chances qu'on me revoie à Aix avant un certain temps ; c'est bizarre, ce quasi-malaise...

Le Grand Saint-Jean, vu du parc, à l'arrière de la scène. Photo Musicasola


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...