Arrivons-en, enfin, à ce qui relève de la programmation proprement dite, ces concerts que l'intendant, a priori, a véritablement fait naître en en choisissant les artistes et le programme. Tout n'est pas raté, là-dedans, bien sûr, mais comme on dit dans Billy Budd : "Always some diffect, always an imperfection"...
lundi 9 septembre 2013
lundi 2 septembre 2013
Salzbourg 2013 : les concerts, de tout un peu (2)
Donc, je vous parlais dans un post précédent de la première catégorie de bons concerts à Salzbourg 2013 (parce que ça dit aussi des choses sur comment on réussit, ou pas, une programmation qui est un tout, un peu comme quatre morceaux orchestraux forment une symphonie, voilà...), celle des concerts de toute façon réussie même quand l'intendant fait des efforts pour gâcher le travail des autres. J'en arrive donc à la seconde catégorie, celle des concerts que n'importe qui pourvu de phynances abondantes et d'une connaissance minimale du milieu peut réussir, parce que de toute façon ils ne sont pas produits pour l'occasion (produits, c'est-à-dire choisis, appris, répétés), qu'ils sont donc en quelque sorte amortis.
mercredi 28 août 2013
Salzbourg 2013 : les concerts, de tout un peu (1)
Donc, comme vous aurez pu le comprendre dans le message précédent, je vais d'abord à Salzbourg pour les concerts ; et naturellement, le bilan ne saurait être aussi négatif, parce qu'il est difficile de ne choisir que des mauvais artistes dans des programmes médiocres, même quand on essaie très fort. Contrairement à ses prédécesseurs, Alexander Pereira a cru bon d'assumer lui-même la programmation des concerts, et il est évident que, cette année plus encore que l'an passé, il n'y a consacré que le peu de temps laissé par le secteur lyrique (notamment du fait de l'année Wagner/Verdi). D'où une impression générale d'incohérence et de course au plus pressé.
dimanche 25 août 2013
L'opéra à Salzbourg au fond du trou
Pour moi, Salzbourg n’a jamais été un festival d’opéra ; je n'ai pas besoin de Salzbourg pour l'opéra, je n'ai pas besoin de l'opéra à Salzbourg.
L’opéra est ce qui attire le plus l’attention, entre autres parce qu’il excite
à merveille la passion de nos contemporains lyricomanes et non lyricomanes pour
le people, mais ce n’est qu’un fragment de ce qui se passe à Salzbourg. Ceci
étant, puisque j’y suis, j’y vais voir chaque année quelques opéras, et cette
année d’autant plus qu’en raison des anniversaires Verdi et Wagner l’opéra
tenait une place particulièrement démesurée dans la programmation.
jeudi 22 août 2013
Wiener Philharmoniker - Festival de Salzbourg : les voyages forment la jeunesse
Quel festival ! Je ne parle pas du Festival de Salzbourg lui-même, concerts, opéras et pièces de théâtre, mais du festival de coups bas, de petites phrases et de grandes déclarations auxquels se livrent depuis plusieurs mois les responsables du festival, les politiques autrichiens et quelques artistes choisis autour du présent et de l'avenir du plus prestigieux festival du monde - ou en tout cas du plus cher. Ma déclaration préférée, c'est celle de l'Intendant (directeur artistique) Alexander Pereira qualifiant de "cris d'orfraie répugnants" les craintes de la présidente du festival qu'un déficit vienne pour la première fois depuis longtemps entacher les comptes du festival. Mais ce n'est pas encore là la grande affaire : voilà que l'Orchestre Philharmonique de Vienne s'en va. Ou presque.
samedi 27 juillet 2013
Le Ring, retour à l'essentiel
Un petit mot en passant (en attendant un jour une activité à nouveau plus régulière) sur le Ring redonné cet été à Munich : ayant fait une critique pour Resmusica (que vous trouvez au jour d'aujourd'hui ici) de tout le cycle l'an passé, je n'avais pas prévu d'y aller, mais une place à 55 € (non, pour l'ensemble du cycle) qui m'est passée à portée de main a eu raison de ma résistance. Certains ici se souviennent sans doute qu'après avoir écrit deux messages très négatifs sur les deux premiers volets du Ring parisien, j'avais pris le parti de m'abstenir pour la suite - l'élément qui m'a fait fuir n'étant pas la mise en scène bête et moche de Günter Krämer, mais bien la direction musicale inqualifiable de Philippe Jordan. Et là, tout à coup, à Munich du haut de ma place debout, je me suis dit que - sans vouloir me vanter - j'avais bien eu raison, parce qu'avoir un vrai chef, tout de même, ça change tout.
Oh, bien sûr, le Ring de Nagano n'est sans doute pas à la même hauteur que son Parsifal, mais voilà un vrai chef wagnérien, avec un sens du théâtre et un sens de la voix, et quand vous avez quelqu'un comme cela dans la fosse vous savez que vous êtes en sécurité. Je dis cela, évidemment, alors que Kirill Petrenko est en train de triompher à Bayreuth (on se souvient de son Tristan lyonnais), et bien sûr je préfèrerais encore Petrenko (ou plus exactement, je préfèrerai, puisque sans avoir à subir les sottises du rituel de Bayreuth on pourra voir Petrenko diriger le Ring à Munich dans les années qui viennent). Et puis à Munich il y a une distribution qui non seulement est aidée pour donner tout ce qu'elle sait, mais qui est sans doute aussi meilleure que celle de Paris. Lorsque je me plaignais de la distribution parisienne sur un forum, on m'avait mis au défi de trouver mieux, "puisque de toute façon il n'y a plus de grands chanteurs wagnériens". Erreur, cher ami : il est là, le chant wagnérien d'aujourd'hui, et il se défend très bien par rapport à quelque période que ce soit ; faire une telle distribution, c'est un travail de professionnel que les amateurs comme vous et moi ne peuvent maîtriser, mais le résultat est là. On me dira que c'est bien facile de réussir quand on va chercher Bryn Terfel (Wotan/Walkyrie), une merveille de nuances et d'intelligence sans rien sacrifier à la force de frappe attendue, ou Nina Stemme (Brünnhilde/Götterdämmerung), mais que dire de Terje Stensvold, 69 ans, qui fait un Wanderer formidable, ou de Hans Peter König en Hagen, ou de Tomasz Konieczny en Alberich ? Monter un Ring à Paris, c'était sans doute méritoire. Mais en art, les médailles en chocolat n'ont pas beaucoup d'intérêt.
Cela fait un petit moment que je ne vous parle plus des nouvelletés parisiennes, et ça ne risque pas de changer ces prochains temps ; mais il y a tant de choses à voir partout dans le monde...
Si vous souhaitez suivre un peu mieux que par ce blog mes pérégrinations, allez donc voir sur Twitter (twitter.com/musicasola - and since I'm international it's mainly in some kind of English now) et toujours sur Resmusica pour les nombreuses critiques que j'y publie (c'est là)...
Oh, bien sûr, le Ring de Nagano n'est sans doute pas à la même hauteur que son Parsifal, mais voilà un vrai chef wagnérien, avec un sens du théâtre et un sens de la voix, et quand vous avez quelqu'un comme cela dans la fosse vous savez que vous êtes en sécurité. Je dis cela, évidemment, alors que Kirill Petrenko est en train de triompher à Bayreuth (on se souvient de son Tristan lyonnais), et bien sûr je préfèrerais encore Petrenko (ou plus exactement, je préfèrerai, puisque sans avoir à subir les sottises du rituel de Bayreuth on pourra voir Petrenko diriger le Ring à Munich dans les années qui viennent). Et puis à Munich il y a une distribution qui non seulement est aidée pour donner tout ce qu'elle sait, mais qui est sans doute aussi meilleure que celle de Paris. Lorsque je me plaignais de la distribution parisienne sur un forum, on m'avait mis au défi de trouver mieux, "puisque de toute façon il n'y a plus de grands chanteurs wagnériens". Erreur, cher ami : il est là, le chant wagnérien d'aujourd'hui, et il se défend très bien par rapport à quelque période que ce soit ; faire une telle distribution, c'est un travail de professionnel que les amateurs comme vous et moi ne peuvent maîtriser, mais le résultat est là. On me dira que c'est bien facile de réussir quand on va chercher Bryn Terfel (Wotan/Walkyrie), une merveille de nuances et d'intelligence sans rien sacrifier à la force de frappe attendue, ou Nina Stemme (Brünnhilde/Götterdämmerung), mais que dire de Terje Stensvold, 69 ans, qui fait un Wanderer formidable, ou de Hans Peter König en Hagen, ou de Tomasz Konieczny en Alberich ? Monter un Ring à Paris, c'était sans doute méritoire. Mais en art, les médailles en chocolat n'ont pas beaucoup d'intérêt.
Cela fait un petit moment que je ne vous parle plus des nouvelletés parisiennes, et ça ne risque pas de changer ces prochains temps ; mais il y a tant de choses à voir partout dans le monde...
Si vous souhaitez suivre un peu mieux que par ce blog mes pérégrinations, allez donc voir sur Twitter (twitter.com/musicasola - and since I'm international it's mainly in some kind of English now) et toujours sur Resmusica pour les nombreuses critiques que j'y publie (c'est là)...
jeudi 6 juin 2013
War Requiem mis en scène par Bieito : les apories de la guerre et de la paix
La guerre, pour un pacifiste comme Benjamin Britten, c’est
la grande affaire. Né un an avant la première guerre mondiale, ne participant
pas en tant qu’objecteur de conscience à la seconde, mais profondément
bouleversé par les atrocités que l’après-guerre dévoile, il fait de la commande
d’une grande œuvre chorale pour l’inauguration de la nouvelle cathédrale de
Coventry en 1962 une œuvre profondément personnelle.
| Svetlana Ignatovitch (photo Hans Jörg Michel) |
samedi 30 mars 2013
La Barbe à l'Opéra
Il ne doit pas y avoir grand-monde sur l'internet francophone de la musique classique qui ne soit pas au courant de l'intervention du collectif La Barbe lors des présentations de saison de l'Opéra de Paris et de la salle Pleyel, pour dénoncer l'exclusivité masculine des programmes des grandes institutions culturelles. Musicasola, fidèle à ses principes (toujours en retard sur l'actualité !), vous livre ici ses réflexions intempestives sur cet événement d'ampleur internationale.
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