lundi 3 septembre 2012

Salzbourg 2012 (5) - Bonheurs de concerts

Je ne vais pas vous faire perdre votre temps : des beaux moments, des concerts de haut niveau, il y en a eu, bien sûr, et il y en a eu beaucoup. Non, les petites notes ci-dessous prendraient une ampleur incontrôlable si je devais faire la liste de tous les bons interprètes, de tout ce qui m'a plu, malgré l'orientation politique et artistique de la direction. Je vais donc me limiter au sublime, qui est après tout ce qui justifie vraiment qu'on fasse le voyage - en dehors de la beauté de la ville et de l'excellence de l'offre gastronomique autrichienne, qui ont leur importance aussi, mais ce n'est pas le propos.

mercredi 29 août 2012

Salzbourg 2012 (4) - Les concerts, vue d'ensemble

Ceux qui me lisent régulièrement le savent bien : pour moi, Salzbourg, ce n'est pas que l'opéra, c'est aussi, et avant tout, les concerts. J'ai vu pour cette année une bonne vingtaine de concerts, certains très prestigieux, d'autres pas du tout, certains très pleins, d'autres beaucoup moins ; je ne vais pas, évidemment, écrire trois pages sur chacun d'eux, mais je vais vous en parler en deux parties : la première plus institutionnelle, concernant la programmation et la manière dont j'ai pu en vivre la réalisation (message très critique, comme vous verrez), la seconde plus personnelle, où j'ai pris le parti héroïque de ne parler que des moments exceptionnels que m'a offert cette année, malgré sa direction, le festival.

mercredi 22 août 2012

Salzbourg 2012 (3) - Les Soldats, retour sur une oeuvre maudite et sanctifiée


Victoire par K.O. : on savait bien que cette nouvelle production de l’opéra unique et monumental de Bernd Alois Zimmermann Les soldats avait tout pour être l’événement (et pour servir de cache-misère culturel à une programmation par ailleurs très commerciale) ; par chance, le pari est réussi, pleinement, et le triomphe public lors de la générale et lors de la première ont toutes les chances d’êtres suivies par un triomphe critique.
Car oui, ayant en poche une place pour la première, j’ai pris la peine d’aller mendier devant la salle une place pour la générale, me disant qu’il ne pouvait pas être inutile de voir deux fois un pareil monument, que l’écoute aveugle ne m’avait jusqu’alors guère révélé.

Malheureusement, comme souvent, aucune photo correcte pour donner une vue d'ensemble... (Photo Ruth Walz)

lundi 13 août 2012

Salzbourg 2012 (2) - La Flûte enchantée, Harnoncourt et les autres


Si Ariane à Naxos aura été une cruelle déception, La flûte enchantée du Festival de Salzbourg aura été, dans l’ensemble, plutôt une bonne surprise – je n’en attendais, je l’avoue, pas grand-chose – j’avais, d’ailleurs tout comme pour Ariane, eu la prudence de me munir d’une place debout.


vendredi 10 août 2012

Salzbourg 2012 (1) - Ariane à Naxos, version originale modifiée


Salzbourg a beau ne pas être pour moi un festival lyrique avant tout, on y voit tout de même par ci par là un peu d’opéra. Je n’ai eu aucun mal à résister à La Bohème vendue pour Madame Netrebko ; mais j’ai tout de même cédé à quelques spectacles non dépourvus d’intérêt, au moins sur le papier.
Comme beaucoup de mélomanes, j’ai été vivement attiré par l’annonce d’une Ariane à Naxos de Strauss dans sa version originale, celle de 1912, appuyée sur Le Bourgeois gentilhomme de Molière et privée du magnifique prologue qui est sans doute ce que j’aime le mieux de tout l’œuvre de Strauss.

mercredi 1 août 2012

Aix-en-Provence, terre inconnue

Le hasard a fait que, pour la première fois, mes pas m’ont porté en ce mois de juillet au Festival d’Aix-en-Provence, Festival International d’Art Lyrique où je me suis naturellement employé à ne pas voir que de l’opéra, loin de là. J’en ai d’ailleurs profité pour faire quelques critiques pour Resmusica, je vous les indique au passage (à propos, je n'ai pas mentionné ici que j'avais fait une critique complète des 4 volets du Ring de Munich [Nagano/Kriegenburg, avec l'éblouissante Nina Stemme : vous trouverez les 4 critiques sur ma page Resmusica).
Je ne peux m'empêcher de mentionner, même si tout le monde s'en moque très légitimement, à quel point c'est une aventure pour moi, septentrional de cœur et de raison, de partir en expédition pour ces terres lointaines et inconnues qu'est le sud de ce pays. Bref, il y a peu de chances qu'on me revoie à Aix avant un certain temps ; c'est bizarre, ce quasi-malaise...

Le Grand Saint-Jean, vu du parc, à l'arrière de la scène. Photo Musicasola


samedi 28 juillet 2012

Bayreuth, ton univers impitoyable


La Franconie n’est pas particulièrement réputée, que je sache, pour son humour (encore que l’humour bavarois de manière générale, vu de France, puisse nécessiter quelques adaptations). Pourtant, une petite ville isolée tient année après année à livrer sa dose de comédie avec cette opiniâtreté bien bavaroise dans le respect des traditions qui fait l’admiration ou du moins l’étonnement du monde entier. Cette petite ville s’appelle Bayreuth, et un compositeur de la seconde moitié du XIXe siècle a eu l’idée étrange d’y fonder un festival, ce dont il se serait évidemment bien gardé s’il avait pu deviner que 129 ans après sa mort il aurait le malheur d’y être représenté par ses propres descendants. La livraison de comédie cette année est particulièrement dense et solide.

lundi 23 juillet 2012

Opéra de Paris, bilan 2011 (2)

Et voilà la suite de mes commentaires sur le rapport publié ces jours-ci, en toute discrétion, par l'Opéra de Paris sur l'année budgétaire 2011. Sans doute ce rapport était-il fait pour enfoncer le clou de la reconduction nécessaire de Nicolas Joel après la victoire tout aussi nécessaire de l'autre Nicolas - malheureusement pour les deux, l'Histoire en a décidé autrement, et ceux qui ont régné par la politique périssent par la politique, à commencer par Christophe Ghristi, le très compromis sous-fifre de Joel, dont le titre précis m'échappe. Le rapport, en tout cas, est , bien caché dans les méandres du site de l'Opéra. Signalons, au passage, que la démarche est notamment imitée du Royal Opera, qui a cette pratique de transparence depuis toujours : ne nous exaltons pas, faire preuve de transparence est normal et indispensable quand on a plus de 100 000 000 € de subventions.

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